La vie s'apprend

La vie s'apprend


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:::\:::\:::DeS OmBrEs DaNs Ma LuMiErE:::/:::/:::/

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:::\:::\:::AvAiEnT ReNdU CeS JoUrS TeL L'eNfEr:::/:::/:::/

\:::\:::\:::MeS RêVeS DoUx Et InfAnTiLeS:::/:::/:::/

\:::\:::\:::SeMbLaIeNt CoNdAmNéS à L'ExIl:::/:::/:::/



\:::\:::\:::PlUs J'AnImE CeTtE PeInE AfFaMéE:::/:::/:::/

\:::\:::\:::QuI AiMe TaNt Me ToRtUrEr:::/:::/:::/

\:::\:::\:::PlUs MeS PiEdS FrOiDs GlIsSeNt:::/:::/:::/

\:::\:::\:::Au FoNd De MeS aBySsEs:::/:::/:::/



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:::\:::\:::MaIs ToUt Me SeMbLe DiFféReNt:::/:::/:::/

\:::\:::\:::MeS VeS SonT DeVeNuS GrAnDs:::/:::/:::/

\:::\:::\:::PoRtEe PaR Le VeNt DeS PaSsIoNs:::/:::/:::/

\:::\:::\:::J'Ai De NoUvElLeS MiSsIoNs:::/:::/:::/

# Posté le jeudi 27 août 2009 18:51

Je n'oublie pas

Je n'oublie pas
Cette manière dont les sons résonnent, m'est bien familière
Et fredonnent maladroitement de quelles vérités est la vie
Et son chant, aussi je me refuse de faire le chemin à l'envers
Alors pourquoi cyniquement se regarder au fond de ce puits

J'ai cherché, retourné, un peu trop fouillé en ces jours pluvieux
Ju
squ'à retrouver, non sans teinte d'ironie ce vide inniable
Outre les efforts pour laisser empreint à ce qu'il y a de mieux
Un coeur éclos, bouillon de mots et sentiments invraisemblables

Pa
rce qu'il m'est si simple de poser les mots pour les comprendre
E
t que je n'ai de chemin que celui de la plume sur papier blanc
Je persiste avec ces pensées houleuses à me surprendre
E
crire n'est pas une perte de temps, mais le tient en suspend

Je réalise que les coups portés ne sont pas des lésions
Seulement des retouches à mon être apportées docilement
Nécessaires à présent pour ne me dévier de la perfection
La vie ne connait de tournant que celui de l'embellissement


# Posté le vendredi 10 avril 2009 18:14

Lettre à mon absence

Lettre à mon absence
Vides les mots m'ont volé chacun de mes sens
Privant ainsi mon être agonisant d'innocence
Et celui qui ne voit point nos futiles apparences
Ne devinera en moi que la pure transparence
Arrachée dans la douleur à tout éclat d'existence
Je cherche la vie n'espérant plus que l'absence

Et l'on m'a promis mille fois que d'âme et beauté
Ne devait à jamais subsister qu'une seule vérité
Que l'esprit admirable allait brillamment exister
Et que l'essence d'âme souillée saurait regretter
Devrais-je, privée d'âme, regretter brillamment d'exister
Vides les mots m'ont volé toutes esquisses de liberté

[ ... mais mon sort ne m'a encore jamais été conté ... ]


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# Posté le dimanche 07 septembre 2008 08:26

Des MotS EnTre LeS MaiNs

Fleur en papier ou coeur origami buvant la tasse
Mais larmes et papier ensemble font des ravages
Et écrire, griffonner, effacer puis arracher la page
Un automatisme traître des âmes qui se lassent

L'encre fuse et les mots semblent me fuirent
Mélange de remords et d'amertume noir sur blanc
Se joue de la souffrance pareil à deux amants
Mais à leur dépend, ne jamais cesser d'écrire

Je ne connais plus ces mots pour te le rapeler
Je suis une fleur en papier mouillée, meurtrie
Recroquevillée à s'essoufler d'avoir encore tant sali
Une perfection que je guette ne fait que m'écarter

De tords on ne peut persister, laisse partir la peur
Je perçois tes râles et alors deviens triste et blème
Je m'égare et toi, sans qui je ne suis plus la même
Me ramène toujours à toi, malgré tes larmes au coeur


" Je sais pas ce qui m'a pris ce soir... t'étais peut-être un peu loin... Et noyée dans mons cafard, je n'y voyais plus très bien... Claire dans ma tête et claire dans mes pensées, l'alcool y avait fait la fête et j'étais comme blessée"
"Mais c'était pour un p'tit tour, juste pour prendre l'air mais...ces quelques secondes m'ont paru être des heures et j'ai quitté ce monde sans le temps d'avoir peur"
--- Zoé Avril
Des MotS EnTre LeS MaiNs
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# Posté le mardi 24 juin 2008 19:08

Une charogne

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,


Le ventre en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.


Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;


Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.


Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.


Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.


Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.


Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.


Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.


- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!


Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.


Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!


L
es Fleurs du mal, Charles Baudelaire
Une charogne

# Posté le lundi 18 juin 2007 15:36

Modifié le mardi 06 novembre 2007 16:46